CinemaTICE

Blogue notes : image filmique, technologie de l’information, français langue étrangère

Idée mobilisatrice

Posté par ajarnbruno le 2 novembre 2007

Web 2.0 et scénarios pédagogiques

Les pratiques pédagogiques évoluent en fonction des avancées en sciences cognitives parallèlement aux comportements et habitudes d’apprentissage culturels. Lorsqu’autrefois, ceux-ci étaient spécifiques à une Nation ou une région du monde, la mondialisation couplée aux technologies informatiques a créé un internaute global, connecté en permanence depuis son portable, à portée de « lien ». Ce site propose une approche de l’enseignement qui pour être en phase avec ce nouvel internaute, s’adapte par l’utilisation de ces mêmes outils.

Le concept de CinemaTICE est dédié à la médiatisation de ressources littéraires, iconographiques, sonores ou visuelles pour un usage en classe de langue étrangère et/ou plateforme d’enseignement à distance. Il contient plusieurs projets réalisés, en cours de réalisation ou futurs. On y trouvera en particulier des éléments liés au cinéma médiatisé tels que ceux décrits dans la carte conceptuelle CinemaTICE.

La médiatisation, (Mediation of Learning David H. Jonassen, in “Computers as Mindtools for Engaging Learners in Critical Thinking” 1998) est en effet une médiation par un outil cognitif externe technologique, en l’occurrence un outil informatique, un environnement informatisé que l’on peut associer à une image filmique. Pour David H. Jonassen, les outils cognitifs sont des ressources intelligentes avec lesquelles l’apprenant collabore de manière cognitive dans la construction de ses connaissances. Par conséquent, plutôt que de développer pour l’apprentissage du matériel informatique et multimédia surpuissant, il vaut mieux développer des outils qui facilitent le processus de la réflexion. Le cinéma, par la richesse cognitive qu’il offre, entre tout à fait dans ce processus d’apprentissage éclairé.

Grâce aux apports des T.I.C.E. notamment dans l’apprentissage des langues, l’enseignement du français a évolué et s’est diversifié. Il est passé d’une pédagogie de transmission des savoirs in cathedra à une pédagogie constructiviste, voire cognitiviste pour les modèles les plus récents ; l’apprenant construit désormais son savoir par la découverte de notions qu’il consolide ensuite, par la coopération et la collaboration autour de projets communs. Ainsi, la médiatisation des savoirs doit faire partie intégrante d’un enseignement en ce début de XXIe siècle.

Nuage tags CinemaTICE

Le cinéma, particulièrement riche en représentations visuelles invite naturellement au concept de classe enrichie où les T.I.C.E. constituent une plus-value intéressante. Il est aussi un des médias les plus appréciés d’un public jeune, comme de tous les publics.

Dans cette optique, on ne peut que se féliciter du fait que le support filmique lui-même a évolué. Le support du film, – sur le DVD et plus récemment le Blue-Ray – se démocratise, par l’offre de plus en plus abondante et un coût de plus en plus réduit. De même, de nombreux sites Internet proposent en Video Streaming (flux vidéo en temps réel) quantité de courts, moyens ou longs métrages.

Par ailleurs, les nouveaux moyens de télécommunication rapide en téléphonie et les réseaux haut débit permettent l’accès à une pléthore d’informations ainsi que la possibilité de suivre un enseignement à distance sans risques de coupures intempestives ou tout du moins, avec des risques limités.

Ainsi, il était devenu tout aussi naturel, et dans l’ordre logique des choses de poursuivre l’expérience en formation/enseignement à distance et de chercher à créer des modules d’apprentissage où le cinéma serait un vecteur de médiatisation des savoirs d’une grande richesse.

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Article Thot Cursus

Posté par ajarnbruno le 3 novembre 2009

Article CinemaTICE_img_1

Comment conjuguer cinéma, TICE et FLE

(Zone Privée)

Article CinemaTICE_img_2Bruno Marchal Professeur de langue et de cinéma à l’Université Thammasat -Bangkok Thaïlande, a développé un portail, un blogue et un cours universitaire en ligne ayant pour assise et objectif l’utilisation du cinéma, des nouvelles technologies et toutes les opportunités offertes par le web 2.0 en termes d’interaction avec les utilisateurs et de communication pour l’amélioration de l’apprentissage du français.

CinemaTICE est dédié à la médiatisation de ressources littéraires, iconographiques, sonores ou visuelles pour un usage en classe de langue étrangère et/ou plateforme d’enseignement à distance. Il contient plusieurs projets réalisés, en cours de réalisation ou futurs. Le cinéma par une appréhension de la langue en contexte quasi réel avec des documents authentiques, permet de remotiver les apprenants pour le français et de remédier à leurs difficultés d’apprentissage. Il est particulièrement riche en représentations textuelles et audiovisuelles et invite naturellement au concept de classe enrichie où les T.I.C.E. constituent une plus-value intéressante. Comme on peut le voir sur ce document carte conceptuelle CinemaTICE, les éléments sont nombreux et variés, pouvant s’articuler sur les compétences requises lors de l’apprentissage d’une langue étrangère.

Le film est un des médias les plus appréciés d’un public jeune gros consommateur de technologies, mais aussi est accessible à tous les publics. Par ailleurs, le nombre sans cesse croissant d’éléments filmiques véhiculés par des sites tels que Dailymotion ou YouTube pour ne citer que ceux-ci procure tout le matériau nécessaire au projet CinemaTICE“, affirme le concepteur du site. “Que ce soit au niveau d’un site ou d’un blogue par l’intégration d’une vidéo, ou au niveau d’un réseau social par l’adjonction d’un lien, la recherche et développement de ressources de ce type enrichissent les plateformes de formation.” Voir par exemple :

Tous droits réservés 2008 © Thot -Cursus inc.

Usages de l’audiovisuel

En enseignement à distance les utilisations sont multiples. Non seulement le tuteur apporte les ressources qu’il sélectionne en fonction de leur qualité ou de l’actualité mais les réponses et commentaires apportés sont autant d’éléments cognitifs intéressants. On peut tout à fait avoir des apprenants qui apportent une expérience personnelle à partager en fonction de l’élément déposé. Il se crée une communauté active d’apprenants, échangeuse de ressources.

Pour en savoir plus :

Cours universitaire en ligne Cinema TICE : Portail d’accès aux ressources pédagogiques

Tous droits réservés 2008 © Thot -Cursus inc.

Om El-Khir Missaoui, Coordinatrice nationale de l’intégration des TIC à l’enseignement/apprentissage, collèges et lycées tunisiens

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Entretien : historique du cinéma thaïlandais

Posté par ajarnbruno le 6 octobre 2009

Exercice de rédaction textuelle à partir d’un document-source audiovisuel dans la langue maternelle de l’apprenant et sous-titré en français.

Document-source

reportage, entretien de durée maximale 10 mn avec sous-titrage en français

Documents ressources complémentaires

article, bibliographie, guide etc. permettant de compléter le document audiovisuel et d’ajouter des éléments textuels

Public

apprenants de niveau avancé

Document attendu

un texte de référence en français articulé et organisé pouvant accompagner le document audiovisuel

Objectifs :

  • Culturel ; présenter et expliquer un événement, un lieu, un personnage à un public francophone
  • Vers la traductologie ; compléter des sous-titres incomplets ou inexacts par la retranscription du discours présent dans le document audiovisuel
  • Compréhension écrite ; sous-titrage ajouté aux documents textuels des documents ressources
  • Expression écrite ; passage de l’oral à l’écrit
  • Interaction écrite ; développement collaboratif d’un texte à partir de documents de nature différente

EXEMPLE

Document-source :

PRODUCTION

Les Archives Nationales du cinéma thaï ont été fondées le 27 septembre 1984 à Thevet, à côté du fleuve Chao Praya. L’organisation sauvegarde des documents filmiques thaïlandais tel que le premier film « Miss Suwana of Siam » ou « Kingdom of heaven » ou encore « The Gold of Siam »  qui a été tourné en Thaïlande en 1923, par une équipe américano-thaïlandaise.

Le premier film complètement thaïlandais « Chok Song Chun » ou « Double Luck » a été créé en 1927 par les frères Wasuwat, les fondateurs du studio Sri Krung. La même année, ils ont fabriqué leur propre matériel sonore pour le film « Long Thang » ou « Going Astray ». Grâce à Sri Krung, les premières stars thaïlandaises, Jamrad Suwakon et Manee Somonnus, sont nées.

Le roi Rama VII était un passionné de cinéma. Il utilisait la caméra pour témoigner de son époque. Il a ainsi créé un cercle cinématographique en 1930. 20 à 30 œuvres de ses films sont conservées aux Archives Nationales du cinéma thaï mais 90 % sont perdues.

La première salle de cinéma commercial fut créée par les Japonais puis grâce à son succès, des Thaïlandais ont ouvert leurs propres salles.

Les films sont un moyen de communication universelle c’est-à-dire que les films de chaque pays présentent leur culture, leurs pensées, leurs croyances et leurs traditions. Par exemple, les films américains après la Seconde Guerre mondiale ont influencé les gens à porter des jeans.

Cependant, les spectateurs restent les plus importants : le cinéma change en fonction de l’époque et des spectateurs comme le théâtre populaire a aussi influencé les films de cette époque. On faisait répéter les acteurs avant la scène alors qu’aujourd’hui ils mémorisent les répliques.

Les films thaïlandais sont un mélange de genres : sentiment, romance, comédie, action, drame. Les Thaïlandais adorent s’amuser et les films d’horreur ont toujours provoqué le rire. C’est une particularité des films thaïlandais.

Aujourd’hui, les jeunes cinéastes ont des idées nouvelles et un courage dans la créativité malgré la censure, mais ils ont oublié l’intérêt des spectateurs. Les spectateurs sont les vrais juges de la popularité des films et le producteur doit être conscient des risques.

L’éducation à l’image est importante ; elle guide les spectateurs. Si les spectateurs ne comprennent pas le film, celui-ci risque l’échec. De même, le classement des films permet aussi aux cinéastes de savoir que les films peuvent être censurés.

Source vidéo : http://www.nat.go.th/history.html

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Comprendre un texte complexe

Posté par ajarnbruno le 1 septembre 2009

Objectif : comprendre un texte long et littéraire à partir d’éléments externes et de techniques de lecture

TECHNIQUES d’approche d’un texte

Observation – Exploration – Identification – Lecture => OEIL

OBSERVER, EXPLORER, IDENTIFIER c’est apprendre à connaître. Or mieux connaître, c’est abaisser le niveau de sa crainte vis-à-vis d’un texte qui semble de prime abord difficile et touffu. Souvent, l’apprenant a une approche textuelle quasi systématique ; il se plonge dans la lecture des premières lignes, s’accompagne très rapidement du dictionnaire et au final, se désespère de ne rien ou de ne plus rien comprendre. Le guider dans son approche est un moyen de l’inciter à lire d’autres textes, de plus en plus longs, de plus en plus complexes.

Nous prendrons ici l’exemple d’un conte de Charles Perrault – La Belle au Bois dormant – qui permet dans la deuxième phase, de faire appel à un bagage cognitif commun.

Document mis à disposition : 4 à 5 pages format A4 (type Verdana 10 points, sans interligne). La mise en page ne comporte aucun élément paratextuel ou péritextuel.

  1. Observer le texte dans sa mise en page et son découpage : en actes, chapitres, paragraphes etc. Se calquer sur la règle du Discours de la méthode de Descartes : diviser un problème en plus petits problèmes, plus faciles à résoudre.
    1. Numéroter chaque partie car compter et énumérer des parties, c’est commencer à s’approprier le texte
    2. Repérer les deux ou trois premiers et derniers mots de chacune des parties numérotées et les surligner de couleurs
    3. c. Repérer le verbe et le sujet de la première phrase.
  2. Explorer le document textuel, grâce à une lecture en survol dite aussi « exploratoire », les indices sémantiques producteurs de sens : ponctuation et signes diacritiques, majuscules sur les substantifs, utilisation de différentes polices de caratères. Faire appel encore une fois à Descartes : classer par occurrence les éléments repérés.
  3. Identifier ces éléments en faisant appel au bagage cognitif. On prendra soin à ce niveau de guider par une contextualisation historique, culturelle, sociologique du document. Le tuteur, dans ce type de pédagogie cognitiviste, fournira les apports cognitifs qu’il jugera utiles. Dans l’exemple, un document audiovisuel du conte simplifié, un quizz sur la structure narrative d’un autre conte de Perrault « Le Petit Chaperon rouge », un document audio MP3 du texte lu dans son entier (aide à la CO par l’intonation et la ponctuation respiratoire)
  4. Lire en « slalom » afin de noter des éléments tels que les connecteurs et articulateurs logiques, les expressions de la chronologie etc.

La phase précédente étant terminée, on peut passer à une lecture et analyse plus détaillée, en tout ou partie.

AIDE cognitive

Version sonore complète => http://clpav.fr/lecture-belle-bois-dormant.htm

Quizz sur le discours narratif =>> Web pédagogique

Document audiovisuel IMAGIERS =>

La Belle au bois dormant est un conte populaire publiée en 1697 avec Les Contes de ma mère l’Oye, de Charles Perrault.

DOCUMENT textuel

Il était une fois un Roi et une Reine, qui étaient si fâchés de n’avoir point d’enfants, si fâchés qu’on ne saurait dire. Ils allèrent à toutes les eaux du monde ; voeux, pèlerinages, menues dévotions, tout fut mis en oeuvre, et rien n’y faisait. Enfin pourtant la Reine devint grosse, et accoucha d’une fille : on fit un beau Baptême ; on donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu’on pût trouver dans le Pays (il s’en trouva sept), afin que chacune d’elles lui faisant un don, comme c’était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. Après les cérémonies du Baptême toute la compagnie revint au Palais du Roi, où il y avait un grand festin pour les Fées. On mit devant chacune d’elles un couvert magnifique, avec un étui d’or massif, où il y avait une cuiller une fourchette, et un couteau de fin or garni de diamants et de rubis.

Mais comme chacun prenait sa place à table, on vit entrer une vieille Fée qu’on n’avait point priée parce qu’il y avait plus de cinquante ans qu’elle n’était sortie d’une Tour et qu’on la croyait morte, ou enchantée. Le Roi lui fit donner un couvert, mais il n’y eut pas moyen de lui donner un étui d’or massif, comme aux autres, parce que l’on n’en avait fait faire que sept pour les sept Fées. La vieille crut qu’on la méprisait, et grommela quelques menaces entre ses dents. Une des jeunes Fées qui se trouva auprès d’elle l’entendit, et jugeant qu’elle pourrait donner quelque fâcheux don à la petite Princesse, alla dès qu’on fut sorti de table se cacher derrière la tapisserie, afin de parler la dernière, et de pouvoir réparer autant qu’il lui serait possible le mal que la vieille aurait fait. Cependant les Fées commencèrent à faire leurs dons à la Princesse. La plus jeune donna pour don qu’elle serait la plus belle personne du monde, celle d’après qu’elle aurait de l’esprit comme un Ange, la troisième qu’elle aurait une grâce admirable à tout ce qu’elle ferait, la quatrième qu’elle danserait parfaitement bien, la cinquième qu’elle chanterait comme un Rossignol, et la sixième qu’elle jouerait de toutes sortes d’instruments dans la dernière perfection. Le rang de la vieille Fée étant venu, elle dit, en branlant la tête encore plus de dépit que de vieillesse, que la Princesse se percerait la main d’un fuseau, et qu’elle en mourrait. Ce terrible don fit frémir toute la compagnie, et il n’y eut personne qui ne pleurât.

Dans ce moment la jeune Fée sortit de derrière la tapisserie, et dit tout haut ces paroles : Rassurez-vous, Roi et Reine, votre fille n’en mourra pas ; il est vrai que je n’ai pas assez de puissance pour défaire entièrement ce que mon ancienne a fait. La Princesse se percera la main d’un fuseau ; mais au lieu d’en mourir elle tombera seulement dans un profond sommeil qui durera cent ans, au bout desquels le fils d’un Roi viendra la réveiller. Le Roi, pour tâcher d’éviter le malheur annoncé par la vieille, fit publier aussitôt un édit, par lequel il défendait à toutes personnes de filer au fuseau, ni d’avoir des fuseaux chez soi sur peine de la vie.

Au bout de quinze ou seize ans, le Roi et la Reine étant allés à une de leurs Maisons de plaisance, il arriva que la jeune Princesse courant un jour dans le Château, et montant de chambre en chambre, alla jusqu’au haut d’un donjon dans un petit galetas, où une bonne Vieille était seule à filer sa quenouille. Cette bonne femme n’avait point ouï parler des défenses que le Roi avait faites de filer au fuseau. Que faites-vous là, ma bonne femme ? dit la Princesse. Je file, ma belle enfant, lui répondit la vieille qui ne la connaissait pas. Ah ! que cela est joli, reprit la Princesse, comment faites-vous ? donnez-moi que je voie si j’en ferais bien autant. Elle n’eut pas plus tôt pris le fuseau, que comme elle était fort vive, un peu étourdie, et que d’ailleurs l’Arrêt des Fées l’ordonnait ainsi, elle s’en perça la main, et tomba évanouie. La bonne Vieille, bien embarrassée, crie au secours: on vient de tous côtés, on jette de l’eau au visage de la Princesse, on la délace, on lui frappe dans les mains, on lui frotte les tempes avec de l’eau de la reine de Hongrie, mais rien ne la faisait revenir.

Alors, le Roi, qui était monté au bruit, se souvint de la prédiction des Fées, et jugeant bien qu’il fallait que cela arrivât, puisque les Fées l’avaient dit, fit mettre la Princesse dans le plus bel appartement du Palais, sur un lit en broderie d’or et d’argent. On eût dit d’un Ange, tant elle était belle ; car son évanouissement n’avait pas ôté les couleurs vives de son teint: ses joues étaient incarnates, et ses lèvres comme du corail ; elle avait seulement les yeux fermés, mais on l’entendait respirer doucement, ce qui faisait voir qu’elle n’était pas morte. Le Roi ordonna qu’on la laissât dormir en repos, jusqu’à ce que son heure de se réveiller fût venue. La bonne Fée qui lui avait sauvé la vie, en la condamnant à dormir cent ans, était dans le Royaume de Mataquin, à douze mille lieues de là, lorsque l’accident arriva à la Princesse ; mais elle en fut avertie en un instant par un petit Nain, qui avait des bottes de sept lieues (c’était des bottes avec lesquelles on faisait sept lieues d’une seule enjambée). La Fée partit aussitôt, et on la vit au bout d’une heure arriver dans un chariot tout de feu, traîné par des dragons. Le Roi lui alla présenter la main à la descente du chariot. Elle approuva tout ce qu’il avait fait ; mais comme elle était grandement prévoyante, elle pensa que quand la Princesse viendrait à se réveiller elle serait bien embarrassée toute seule dans ce vieux Château : voici ce qu’elle fit.

Elle toucha de sa baguette tout ce qui était dans ce Château (hors le Roi et la Reine), Gouvernantes, Filles d’Honneur, Femmes de Chambre, Gentilshommes, Officiers, Maîtres d’Hôtel, Cuisiniers, Marmitons, Galopins, Gardes, Suisses, Pages, Valets de pied ; elle toucha aussi tous les chevaux qui étaient dans les Écuries, avec les Palefreniers, les gros mâtins de basse-cour et la petite Pouffe, petite chienne de la Princesse, qui était auprès d’elle sur son lit. Dès qu’elle les eut touchés, ils s’endormirent tous, pour ne se réveiller qu’en même temps que leur Maîtresse, afin d’être tout prêts à la servir quand elle en aurait besoin ; les broches mêmes qui étaient au feu toutes pleines de perdrix et de faisans s’endormirent, et le feu aussi. Tout cela se fit en un moment; les Fées n’étaient pas longues à leur besogne. Alors le Roi et la Reine, après avoir baisé leur chère enfant sans qu’elle s’éveillât, sortirent du Château, et firent publier des défenses à qui que ce soit d’en approcher. Ces défenses n’étaient pas nécessaires, car il crût dans un quart d’heure tout autour du parc une si grande quantité de grands arbres et de petits, de ronces et d’épines entrelacées les unes dans les autres, que bête ni homme n’y aurait pu passer: en sorte qu’on ne voyait plus que le haut des Tours du Château, encore n’était-ce que de bien loin. On ne douta point que la Fée n’eût encore fait là un tour de son métier afin que la Princesse, pendant qu’elle dormirait, n’eût rien à craindre des Curieux.

Au bout de cent ans, le Fils du Roi qui régnait alors, et qui était d’une autre famille que la Princesse endormie, étant allé à la chasse de ce côté-là, demanda ce que c’était que ces Tours qu’il voyait au-dessus d’un grand bois fort épais ; chacun lui répondit selon qu’il en avait ouï parler. Les uns disaient que c’était un vieux Château où il revenait des Esprits ; les autres que tous les Sorciers de la contrée y faisaient leur sabbat. La plus commune opinion était qu’un Ogre y demeurait, et que là il emportait tous les enfants qu’il pouvait attraper, pour les pouvoir manger à son aise, et sans qu’on le pût suivre, ayant seul le pouvoir de se faire un passage au travers du bois.

Le Prince ne savait qu’en croire, lorsqu’un vieux Paysan prit la parole, et lui dit : Mon Prince, il y a plus de cinquante ans que j’ai ouï dire à mon père qu’il y avait dans ce Château une Princesse, la plus belle du monde; qu’elle y devait dormir cent ans, et qu’elle serait réveillée par le fils d’un Roi, à qui elle était réservée. Le jeune Prince, à ce discours, se sentit tout de feu ; il crut sans balancer qu’il mettrait fin à une si belle aventure; et poussé par l’amour et par la gloire, il résolut de voir sur-le-champ ce qui en était. À peine s’avança-t-il vers le bois, que tous ces grands arbres, ces ronces et ces épines s’écartèrent d’elles-mêmes pour le laisser passer: il marche vers le Château qu’il voyait au bout d’une grande avenue où il entra, et ce qui le surprit un peu, il vit que personne de ses gens ne l’avait pu suivre, parce que les arbres s’étaient rapprochés dès qu’il avait été passé. Il ne laissa pas de continuer son chemin : un Prince jeune et amoureux est toujours vaillant. Il entra dans une grande avant-cour où tout ce qu’il vit d’abord était capable de le glacer de crainte : c’était un silence affreux, l’image de la mort s’y présentait partout, et ce n’était que des corps étendus d’hommes et d’animaux, qui paraissaient morts.

Il reconnut pourtant bien au nez bourgeonné et à la face vermeille des Suisses, qu’ils n’étaient qu’endormis, et leurs tasses où il y avait encore quelques gouttes de vin montraient assez qu’ils s’étaient endormis en buvant. Il passe une grande cour pavée de marbre, il monte l’escalier il entre dans la salle des Gardes qui étaient rangés en haie, la carabine sur l’épaule, et ronflants de leur mieux.

Il traverse plusieurs chambres pleines de Gentilshommes et de Dames, dormant tous, les uns debout, les autres assis, il entre dans une chambre toute dorée, et il vit sur un lit, dont les rideaux étaient ouverts de tous côtés, le plus beau spectacle qu’il eût jamais vu : une Princesse qui paraissait avoir quinze ou seize ans, et dont l’éclat resplendissant avait quelque chose de lumineux et de divin. Il s’approcha en tremblant et en admirant, et se mit à genoux auprès d’elle.

Alors comme la fin de l’enchantement était venue, la Princesse s’éveilla ; et le regardant avec des yeux plus tendres qu’une première vue ne semblait le permettre : Est-ce vous, mon Prince ? lui dit-elle, vous vous êtes bien fait attendre. Le Prince charmé de ces paroles, et plus encore de la manière dont elles étaient dites, ne savait comment lui témoigner sa joie et sa reconnaissance ; il l’assura qu’il l’aimait plus que lui-même. Ses discours furent mal rangés ; ils en plurent davantage ; peu d’éloquence, beaucoup d’amour. Il était plus embarrassé qu’elle, et l’on ne doit pas s’en étonner ; elle avait eu le temps de songer à ce qu’elle aurait à lui dire, car il y a apparence (l’Histoire n’en dit pourtant rien) que la bonne Fée, pendant un si long sommeil, lui avait procuré le plaisir des songes agréables. Enfin il y avait quatre heures qu’ils se parlaient, et ils ne s’étaient pas encore dit la moitié des choses qu’ils avaient à se dire.

Cependant tout le Palais s’était réveillé avec la Princesse, chacun songeait à faire sa charge, et comme ils n’étaient pas tous amoureux, ils mouraient de faim ; la Dame d’Honneur, pressée comme les autres, s’impatienta, et dit tout haut à la Princesse que la viande était servie. Le Prince aida à la Princesse à se lever ; elle était tout habillée et fort magnifiquement ; mais il se garda bien de lui dire qu’elle était habillée comme ma mère grand, et qu’elle avait un collet monté, elle n’en était pas moins belle. Ils passèrent dans un Salon de miroirs, et y soupèrent, servis par les Officiers de la Princesse, les Volons et les Hautbois jouèrent de vieilles pièces, mais excellentes, quoiqu’il y eût près de cent ans qu’on ne les jouât plus; et après souper, sans perdre de temps, le grand Aumônier les maria dans la Chapelle du Château et la Dame d’Honneur leur tira le rideau ; ils dormirent peu, la Princesse n’en avait pas grand besoin, et le Prince la quitta dès le matin pour retourner à la Ville, où son Père devait être en peine de lui. Le Prince lui dit qu’en chassant il s’était perdu dans la forêt, et qu’il avait couché dans la hutte d’un Charbonnier, qui lui avait fait manger du pain noir et du fromage. Le Roi son père, qui était bon homme, le crut, mais sa Mère n’en fut pas bien persuadée, et voyant qu’il allait presque tous les jours à la chasse, et qu’il avait toujours une raison en main pour s’excuser, quand il avait couché deux ou trois nuits dehors, elle ne douta plus qu’il n’eût quelque amourette :
car il vécut avec la Princesse plus de deux ans entiers et en eut deux enfants, dont le premier qui fut une fille, fut nommée l’Aurore, et le second un fils, qu’on nomma le Jour, parce qu’il paraissait encore plus beau que sa soeur.

La Reine dit plusieurs fois à son fils, pour le faire expliquer, qu’il fallait se contenter dans la vie, mais il n’osa jamais se fier à elle de son secret ; il la craignait quoiqu’il l’aimât, car elle était de race Ogresse, et le Roi ne l’avait épousée qu’à cause de ses grands biens, on disait même tout bas à la Cour qu’elle avait les inclinations des Ogres et qu’en voyant passer de petits enfants, elle avait toutes les peines du monde à se retenir de se jeter sur eux, ainsi le Prince ne voulut jamais rien dire. Mais quand le Roi fut mort, ce qui arriva au bout de deux ans, et qu’il se vit maître, il déclara publiquement son Mariage, et alla en grande cérémonie quérir la Reine sa femme dans son Château. On lui fit une entrée magnifique dans la Ville Capitale, où elle entra au milieu de ses deux enfants.

Quelque temps après le Roi alla faire la guerre à l’Empereur Cantalabutte son voisin. Il laissa la Régence du Royaume à la Reine sa mère, et lui recommanda sa femme et ses enfants : il devait être à la guerre tout l’Eté, et dès qu’il fut parti, la Reine Mère envoya sa Bru et ses enfants à une maison de campagne dans les bois, pour pouvoir plus aisément assouvir son horrible envie. Elle y alla quelques jours après, et dit un soir à son Maître d’Hôtel : Je veux manger demain à mon dîner la petite Aurore.

Ah ! Madame, dit le Maître d’Hôtel. Je le veux, dit la Reine (et elle le dit d’un ton d’Ogresse qui a envie de manger de la chair fraîche), et je la veux manger à la Sauce-robert. Ce pauvre homme voyant bien qu’il ne fallait pas se jouer à une Ogresse, prit son grand couteau, et monta à la chambre de la petite Aurore : elle avait pour lors quatre ans, et vint en sautant et riant se jeter à son col, et lui demander du bon du bon. Il se mit à pleurer, le couteau lui tomba des mains et il alla dans la basse-cour couper la gorge à un petit agneau, et il lui fit une si bonne sauce que sa Maîtresse l’assura qu’elle n’avait jamais rien mangé de si bon.

Il avait emporté en même temps la petite Aurore, et l’avait donnée à sa femme pour la cacher dans le logement qu’elle avait au fond de la basse-cour. Huit jours après la méchante Reine dit à son Maître d’Hôtel : Je veux manger à mon souper le petit Jour. Il ne répliqua pas, résolu de la tromper comme l’autre fois ; il alla chercher le petit Jour, et le trouva avec un petit fleuret à la main, dont il faisait des armes avec un gros Singe ; il n’avait pourtant que trois ans. Il le porta à sa femme qui le cacha avec la petite Aurore, et donna à la place du petit Jour un petit chevreau fort tendre, que l’Ogresse trouva admirablement bon.

Cela était fort bien allé jusque-là ; mais un soir cette méchante Reine dit au Maître d’Hôtel : Je veux manger la Reine à la même sauce que ses enfants. Ce fut alors que le pauvre Maître d’Hôtel désespéra de la pouvoir encore tromper. La jeune Reine avait vingt ans passés, sans compter les cent ans qu’elle avait dormi : sa peau était un peu dure, quoique belle et blanche ; et le moyen de trouver dans la Ménagerie une bête aussi dure que cela ? Il prit la résolution, pour sauver sa vie, de couper la gorge à la Reine, et monta dans sa chambre, dans l’intention de n’en pas faire à deux fois ; il s’excitait à la furet et entra le poignard à la main dans la chambre de la jeune Reine. Il ne voulut pourtant point la surprendre, et il lui dit avec beaucoup de respect l’ordre qu’il avait reçu de la Reine Mère. Faites votre devoir, lui dit-elle, en lui tendant le col, exécutez l’ordre qu’on vous a donné ; j’irai revoir mes enfants, mes pauvres enfants que j’ai tant aimés ; car elle les croyait morts depuis qu’on les avait enlevés sans lui rien dire. Non, non, Madame, lui répondit le pauvre Maître d’Hôtel tout attendri, vous ne mourrez point, et vous ne laisserez pas d’aller revoir vos chers enfants, mais ce sera chez moi où je les ai cachés, et je tromperai encore la Reine, en lui faisant manger une jeune biche en votre place.

Il la mena aussitôt à sa chambre, où la laissant embrasser ses enfants et pleurer avec eux, il alla accommoder une biche, que la Reine mangea à son souper, avec le même appétit que si c’eût été la jeune Reine. Elle était bien contente de sa cruauté, et elle se préparait à dire au Roi, à son retour, que les loups enragés avaient mangé la Reine sa femme et ses deux enfants.

Un soir qu’elle rôdait à son ordinaire dans les cours et basses-cours du Château pour y halener quelque viande fraîche, elle entendit dans une salle basse le petit Jour qui pleurait, parce que la Reine sa mère le voulait faire fouetter, à cause qu’il avait été méchant, et elle entendit aussi la petite Aurore qui demandait pardon pour son frère. L’Ogresse reconnut la voix de la Reine et de ses enfants, et furieuse d’avoir été trompée, elle commande dès le lendemain au matin, avec une voix épouvantable qui faisait trembler tout le monde, qu’on apportât au milieu de la cour une grande cuve, qu’elle fit remplir de crapauds, de vipères, de couleuvres et de serpents, pour y faire jeter la Reine et ses enfants, le Maître d’Hôtel, sa femme et sa servante : elle avait donné l’ordre de les amener les mains liées derrière le dos. Ils étaient là, et les bourreaux se préparaient à les jeter dans la cuve, lorsque le Roi, qu’on n’attendait pas si tôt, entra dans la cour à cheval ; il était venu en poste, et demanda tout étonné ce que voulait dire cet horrible spectacle ; personne n’osait l’en instruire, quand l’Ogresse, enragée de voir ce qu’elle voyait, se jeta elle-même la tête la première dans la cuve, et fut dévorée en un instant par les vilaines bêtes qu’elle y avait fait mettre. Le Roi ne laissa pas d’en être fâché ; elle était sa mère ; mais il s’en consola bientôt avec sa belle femme et ses enfants.

Gravure la Belle au Bois

Remédiations :

Gustave Doré, graveur et illustrateur  des contes de Perrault, des fables de La Fontaine

Julien Doré, arrière-arrière-petit-neveu de Gustave

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Le conte philosophique

Posté par ajarnbruno le 13 août 2009

EXERCICE à partir du conte philosophique

Texte de départ : extrait d’une rencontre de Candide et Pangloss, Voltaire.candide

Remédiation possible (livre audio) : Memnon ou la sagesse humaine

Une morale à définir (proposée ou non par le professeur/tuteur)

Cadre du récit :

  • Une époque lointaine ou indéfinissable
  • Une région du monde disparue ou différente du cadre actuel (besoin de distanciation)
  • Un maître et une(e) disciple
  • Une épreuve initiatique (= situation d’apprentissage) permettant l’identification de l’apprenant et à laquelle est confrontée le disciple.

Groupe 1 : L’argent ne fait pas le bonheur

Rampha, Suwanna et Thamrin

À Dehli, il y avait un jeune homme qui s’appelait Rahula, qui était très riche mais qui était malheureux. Il pensait tout le temps qu’il n’avait pas assez d’argent alors il travaillait beaucoup, jusqu’à tomber malade un jour. Il resta désormais dans son lit. Son ami lui fit une visite et lui demanda pourquoi il était alité. « J’ai travaillé très dur pour gagner plus d’argent » lui répondit le jeune homme « Je crois que l’argent m’apportera le bonheur ». Son ami n’était pas d’accord avec lui « L’argent ne peut pas acheter le bonheur. » et quand Rahula dit qu’il ne comprenait pas, son ami le consola « Après ta guérison, va habiter avec des gens pauvres et tu vas comprendre ce que je t’explique. » Alors, Rahula sortit. Il voyagea jusqu’à une ville appelée Vârânasî. Le jeune homme alla à une petite plantation de thé et demanda au propriétaire s’il pouvait louer une chambre. Mais le propriétaire lui dit qu’il échangerait le logement contre du travail. Rahula était d’accord.

Un jour, Rahula avait très faim. Il marcha jusqu’ à ce qu’il rencontrât un homme qui était en train de griller des poissons. Il voulut lui en acheter. Mais, cet homme refusa « Si vous voulez manger un poisson, il faut que vous fassiez une canne à pêche pour pêcher par vous-même. »
Rahula avait encore de l’argent mais pas de couteau et il n’y avait personne pour lui en vendre. Alors, il vit un vieux Brahmane, qui était très malade : il y avait un couteau à côté de son corps. Rahula lui demanda d’acheter son couteau mais ce Brahmane le lui donna :
« Je vais bientôt mourir. En fait, rien n’est important pour moi. Je souhaite mourir près du fleuve Gange parce que je voudrais voir le dieu. Je vais être très content si vous m’emmenez là-bas. » Rahula était d’accord et alla chercher un radeau. Mais personne ne voulait lui en vendre. Aussi, il coupa des bambous pour faire un radeau lui-même. Ensuite, ils voguèrent sur le fleuve Gange jusqu’à ce qu’ils arrivassent au lieu sacré. Ils le firent en 7 jours.
Rahula dû incinérer le Brahmane et jeta ses os dans le fleuve de Gange ; il était satisfait, ravi et très réjoui d’accomplir ce fait alors qu’il n’avait jamis rien ressenti auparavant. De surcroît, il vit des cadavres partout, des pauvres, des riches, des mendiants, des milliardaires etc.
Finalement, Rahula comprit que l’argent ne faisait pas le bonheur ; il admit que l’argent ne pouvait pas tout acheter, ni surtout la mort.

Groupe 2 : L’important est ce que l’on est et ce que l’on a.

Chalisa, Piryia, Nattika

Ram, le maître, et son disciple, Khrisna avaient entendu dire que le Bouddha donnait un sermon à Gaya. Ils voulaient donc y aller pour le rencontrer et apprendre ce que disait le Bouddha une fois dans leur vie.

Arrivés à Varanasri, Ram dit à son disciple qu’il allait vers la gauche et que lui, prenait le chemin de droite, plus court. Khrisna s’inquiéta un peu mais il avait une une grosse somme d’agent sur lui et cela lui fit oublier sa solitude.

Peu temps après, il était déjà épuisé. Il commença à chercher un véhicule. Il vit une vache manger de l’herbe dans le champ et un fermier déjeuner sous un grand arbre. Il se dirigea vers cet homme pour acheter la vache et la nourriture.

Il dormit quelques heures et se réveilla quand le soleil se coucha. Il monta sur la vache et continua vers la forêt, froide et sombre. Il avait très peur du noir. La vache était fatiguée et avait faim mais Khrisna ne lui permit pas d’arrêter. Finalement, la vache ralentit et tomba. Fâché, Khrisna la gronda et la blâma. Il la laissa.

Il dut marcher ; en colère, fatigué et désespéré, il blâma son maître pour l’avoir abandonner. Alors, il rencontra une femme âgée qui plantait de la moutarde dans la terre. Il lui demanda de la nourriture mais elle lui donna des graines de moutarde.

Il ne comprit pas, mais il les garda quand même dans son sac.

Plus tard, il trouva une hutte où il y avait une famille pauvre avec 3 enfants. Le père de ces 3 enfants lui offrit de l’eau sans demander d’argent. Il s’étonnait beaucoup

parce que cette famille n’avait plus d’eau à boire et plus de nourriture à manger. Mais Khrisna partit peu de temps après sans exprimer sa gratitude.

Trois jours encore de marche, sur le chemim de sa destination, il trouva la guerre : beaucoup de gens étaient blessés et morts. Khrisna, lui aussi, avait été fait blessé mais personne ne l’aida alors même qu’il leur offit de l’argent ou bien de l’or. Il pense qu’il dut s’aider soi-même.

Dans ce cas, l’argent ne pouvait rien. Alors, il continua en pleurant  jusqu’à ce qu’il vît son maître.

Le maître : « Que vois-tu sur le chemin ? »

Khrisna : « Beaucoup de choses et beaucoup de monde ; cela me fait penser que l’argent n’est égal à rien. Des gens partagent leurs possessions bien qu’ils n’aient pas beaucoup. Chaque chose est utile pour celui ou celle qui en voit la valeur. Le plus important est ce que l’on a et ce que l’on est ».

Aide cognitive : le passé simple

Le passé simple

Formation :

Les terminaisons des verbes en -er sont : ai, as, a, âmes, âtes, èrent.

je
tu
il
nous
vous
ils
travaillai
travaillas
travailla
travaillâmes
travaillâtes
travaillèrent

Verbes irréguliers

Il / elle Ils / elles
Etre fut furent
Avoir eut eurent
Prendre prit prirent
Les terminaisons des verbes en -ir sont : is, is, it, îmes, îtes, irent Mettre mit mirent
Faire fit firent
je
tu
il
nous
vous
ils
découvris
découvris
découvrit
découvrîmes
découvrîtes
découvrirent
Voir vit virent
Savoir sut surent
Pouvoir put purent
Venir vint vinrent
Emploi :

Le passé simple est un temps  utilisé surtout à l’écrit. Il est assez fréquent dans les récits, notamment dans les rapports d’événements historiques ou les contes comme c’est le cas dans le texte ci-dessus. On le rencontre surtout à la 3ème personne du singulier et du pluriel. Les emplois aux autres personnes sont rares.

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