CinemaTICE

Blogue notes : image filmique, technologie de l’information, français langue étrangère

Archives pour mars 2009

Séminaire Srinakharin Wiroj

Posté par ajarnbruno le 25 mars 2009

Comprendre un document écrit

Document téléchargeable ressources prof =>>> document-ressources-profs

Présentation

Texte pour la démonstration

Structure narrative (aide cognitive) =>>>  Narration

STRATÉGIES d’APPROCHE d’un TEXTE

De même qu’une phrase n’est pas une suite de mots, un texte n’est pas une simple juxtaposition de phrases. Pour comprendre un texte, il ne suffit pas de comprendre des mots. Le sens n’est pas la résultante d’une somme de signifiés. Mais on peut parfaitement comprendre un texte alors qu’on est parfois incapable d’en comprendre chaque mot, chaque détail…

Quelles compétences faut-il avoir pour comprendre un texte écrit ?

Accéder au sens d’un texte suppose donc une compréhension globale qui elle-même suppose une connaissance du code linguistique (graphie, morphologie, syntaxe, lexique) en plus de celle du fonctionnement textuel et intertextuel (organisation des phrases entre elles , fonction du texte, relation du texte à d’autres textes.)

Un texte au contenu référentiel connu est plus facile à comprendre qu’un texte dont le thème nous est totalement inconnu car nous avons en mémoire des schémas de contenu concernant par exemple l’organisation des informations dans un journal ou le déroulement d’un conte.

La reconnaissance des schémas formels :

Selon leur fonction, leur destination, leur support, les textes auront une organisation différente. Le lecteur sera guidé dans son approche du texte s’il reconnaît le type textuel. On parle de schémas formels du texte pour désigner l’organisation des éléments qui le constituent. Ainsi une structure narrative se trouve dans une nouvelle, un roman mais aussi dans un fait divers. Une structure descriptive sera identifiée dans des guides touristiques mais aussi dans les textes littéraires. Cette connaissance des schémas de contenu est liée à la compétence culturelle du lecteur. Le texte ne se déchiffre donc pas seulement en fonction des unités qui le constituent mais aussi selon ce qu’on appelle l’encyclopédie du lecteur.

MÉTHODOLOGIE

Cf. => http://cinematice.wordpress.com/fr401/%E2%80%95-logique-du-discours/

  1. se représenter la situation de communication (circonstances de la communication, usage auquel le texte est destiné, intention dominante)
  2. dégager l’organisation générale du texte.
  3. relever les aspects particuliers de l’énonciation.
  4. interpréter les unités lexicales, morphologiques et syntaxiques.
  5. associer la dimension non verbale pour construire du sens ; relier les informations visuelles à celles que donne le texte. (cf. ci-dessous)
  6. identifier le système des valeurs et des choix idéologiques.
  7. relier les informations à celles dont on dispose dans sa mémoire de manière à élaborer des significations.

STRATÉGIE ACTANCIELLE

  1. repérer la forme du document (dialogue, article de presse, extrait de roman, publicité…)
  2. repérer les indices typographiques (guillemets, polices différentes…)
  3. réfléchir aux indications données par le titre, l’auteur, la date, les dessins…)
  4. lire une 1ère fois sans chercher à tout comprendre ni à traduire mot à mot
  5. trouver le thème principal et ensuite les sujets secondaires
  6. conceptualiser les informations contenus sous forme de graphes, tableaux, plans etc.
  7. surligner tout ce qu’on comprend (mots transparents, noms géographiques, mots connus…)
  8. essayer de comprendre des mots inconnus en les décomposant, en s’aidant de leur ressemblance avec d’autres mots connus
  9. lister les personnages
  10. trouver à qui se rapportent les pronoms personnels, les adjectifs possessifs
  11. relever les chiffres,
  12. relever les dates, la succession chronologique
  13. repérer les verbes, leurs compléments
  14. repérer les articulations (mots de liaison, adverbes de temps…)

ANALYSE de L’IMAGE

Cf. => http://cinematice.wordpress.com/2008/01/07/mediation-et-mediatisation-act3/

1.      L’image en tant que signe : les aspects sémiologiques de l’image concernent les codes sociaux, les connotations, les références culturelles et symboliques, la rhétorique des signes.

  • Repérage des codes sociaux. Toute image a été réalisée dans certaines conditions socio-économiques, elle en porte les traces.
  • Exploration des connotations. Polysémique, l’image offre, au delà du sens dénoté, un vaste champ de connotations qui dépendent, d’une part du lecteur, de sa mémoire, de sa culture, de sa pratique sociale, de son inconscient, de son imaginaire.
  • Références culturelles et symboliques. Il s’agit de reconnaître les codes gestuels propres à une culture : codes techniques et ornementaux du corps (vêtement,…) et de l’espace (architecture,…); les codes symboliques (emblèmes,…), typographiques et les signalisations (code de la route,…).
  • Rhétorique des signes. L’image, même fixe, peut suggérer, voire créer le mouvement. Les messages iconiques sont disposés selon des figures telles que métaphore, personnification, antithèse, parallélisme, chiasme, métonymie, mise en abyme, etc.

2.      L’image-communication : objet et signe, l’image ne prend son sens que par l’œil d’un regardant. Entre eux une relation particulière s’établit.

  • L’identification primaire, technique, fait que le spectateur devient l’œil de l’objectif ou du dessinateur, oublie la médiation réalisée. Il est, par conséquent, intéressant d’étudier l’effet de réel produit par une image (réalisme, semi-réalisme, abstrait, surréalisme).
  • L’identification secondaire à un personnage ou à une situation est la preuve d’une participation active.

3.      L’image et le texte : la relation entre l’image et le texte (titre, légende,…) exerce

  • tantôt une fonction d’ancrage lorsqu’il impose parmi la masse de significations possibles, un sens unique de lecture ;
  • tantôt une fonction de relais lorsqu’il apporte ce que l’image ne dit pas.
  • Parfois le texte est décalé par rapport à l’image, il acquiert à ce moment une valeur poétique et incite le lecteur à un effort d’imagination (« Ceci n’est pas une pipe » Magritte).

TEXTE et CONTEXTE

Pour mieux lire et comprendre un texte, il est utile de le mettre en perspective avec tout ce qui constitue son contexte.

1. Le texte et l’auteur :

1.1. L’auteur dans l’histoire ou la géographie :

Un écrivain appartient à une période historique, politique, idéologique et social, au cours de laquelle il a réagi. Il est aussi caractérisé par son habitat, passé ou présent. (usage de dialecte local…) Par ailleurs, situer les écrivains chronologiquement les uns par rapport aux autres permet en outre de comprendre des filiations, les influences qu’ils ont pu exercer ou subir, leur rejet parfois de ce qui a précédé.

1.2. Le contexte artistique et littéraire:

Il importe de savoir situer un texte ou une œuvre dans un mouvement artistique afin de comprendre de quelle façon l’écrivain se rattache à ce courant ou quelle marque personnelle il lui imprime. On reliera ainsi Victor Hugo et le romantisme, Zola et le naturalisme.

1.3. Les références culturelles:

Comprendre un texte, c’est aussi être capable d’identifier les références qui s’y trouvent. Un écrivain est porteur d’une culture et son œuvre en est souvent le reflet. Sa création s’appuie sur des références conscientes ou inconscientes, que le lecteur doit s’efforcer de partager. Lorsqu’un texte a pour cadre une période historique, proche ou lointaine, on doit chercher à élucider les événements auxquels il se réfère, afin de pouvoir se repérer dans le contexte évoqué.

2. Le texte et l’œuvre :

2.1. La place du texte dans l’œuvre:

Un texte fait généralement partie d’un ensemble plus vaste que lui : un recueil poétique, un roman, une pièce de théâtre. De la place qu’il occupe dans l’œuvre, l’extrait tire des caractères particuliers. En tenant compte de cette situation, l’analyse pourra mettre en évidence les traits spécifiques du texte. Une première page de roman ou les premières scènes au théâtre apportent les informations nécessaires à la lecture (l’identification des personnages, le cadre spatio-temporel dans lequel l’action prendra place…). A titre d’exemple, on peut rapprocher l’état initial et l’état final d’un récit, examiner la transformation qui s’est opérée et interpréter les éléments comparables.

2.2. Le texte et la publication ou l’édition :

Le texte est souvent accompagné d’informations qui aident à le comprendre. Ces données extratextuelles, appelées aussi le paratexte, peuvent être:

  • une courte introduction,
  • des notes,
  • la date et les circonstances de la publication de l’œuvre,
  • des renseignements biographiques sur l’auteur.

Ces repères permettent d’éviter les contresens, les anachronismes, les interprétations faussées.

TEXTE et PARATEXTE

1. LA MISE EN PAGE : disposition du texte dans la page, nombre de paragraphes, choix d’une typographie [majuscule, caratères italiques ou gras], ajout d’illustrations [photo, dessin] de légendes et de notes, place du titre et de l’auteur, provenance du texte.

2. LA PONCTUATION

3. LE THÈME DU TEXTE

4. L’ÉNONCIATION : qui parle ? à qui ? qui pense ? Þ l’utilisation des pronoms.

5. LES RELATIONS LOGIQUES :

  • énumération et connecteurs.
  • cause, conséquence, opposition, concession.

6. LES PROCÉDÉS GRAMMATICAUX :

  • longueur et structure des phrases.
  • phrase simple, comportant un seul verbe ?
  • phrase composée, constituée de propositions coordonnées ?
  • phrase complexe, constituée d’une proposition principale et d’une (ou plusieurs) proposition(s) subordonnée(s) ?
  • phrase nominale, ne comportant pas de verbe ?
  • verbes : fréquence, phrases nominales, sortes de verbes [verbes d'état, d'action, de réflexion, d'affïrmation, de sentiment], modes et temps.
  • négations.
  • déterminants [articles, adjectifs possessifs ou démonstratifs].
  • valeurs particulières du singulier et du pluriel.
  • adverbes.

7. LES PROCÉDÉS LEXICAUX :

  • champ lexical : différent du champ sémantique.
  • vocabulaire appréciatif et dépréciatif.
  • registres de langue [soutenu, courant, familier, argotique].
  • dénotation (= sens premier) et connotation (= sens second).

8. LES PROCÉDÉS MUSICAUX :

  • rythme : binaire‑ternaire, ascendant‑descendant.
  • sonorités : allitération‑assonance, aphérèse-apocope-syncope.

9. LES FIGURES DE STYLE :

  • figures d’opposition : antithèse, chiasme, oxymore.
  • figures d’insistance : répétition, anaphore, pléonasme, redondance, périphrase, accumulation, gradation, inversion.
  • figures d’exagération: hyperbole, emphase.
  • figures d’atténuation : euphémisme, litote, ellipse.
  • figures d’animation : comparaison, métaphore, métonymie, synecdoque, allégorie, personnification, prosopopée, parallélisme.

10. LES ÉCARTS DE CONSTRUCTION :

syllepse, anacoluthe, ellipse et inversion.

11. LA TONALITÉ DU TEXTE : comique, humoristique, burlesque, ironique, satirique, tragique, épique, lyrique, parodique.

SITOGRAPHIE

Sémantique de l’image : http://users.skynet.be/fralica/refer/theorie/theocom/lecture/lirimage/imagfix.htm

Vérification de ses connaissances théoriques, par des diaporamas : http://fralica.ibelgique.com/listpps.htm

Didactique de l’écrit : http://www.lb.refer.org/fle/cours/cours2_CE/comp_ecr/cours2_ce01.htm

La lecture et la compréhension de l’écrit : http://www.oasisfle.com/documents/comprehension_de_l%27ecrit.HTM

Les différents types de texte : http://www.espacefrancais.com/

Mon propre site : http://cinematice.blogspot.com

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L’enfant sauvage

Posté par ajarnbruno le 1 mars 2009

Victor de l’Aveyron

Résumé :

Le 8 janvier 1800, un jeune garçon est capturé dans l’Aveyron. Cet enfant muet, nu et au comportement sauvage intrigue. Il semble différent des enfants abandonnés, malades ou idiots, que l’on trouvait à l’époque. Pris en charge au sein de l’Institut des sourds-muets de Paris et suivi par le célèbre médecin Jean Marc Gaspard Itard, ce « sauvage » baptisé alors « Victor » va focaliser tous les questionnements d’une société qui s’ouvre sur le XIX ème siècle. Au vu de la médecine actuelle, Victor souffrait d’autisme, maladie inconnue et incomprise à l’époque.

L’expérience cependant tournera court, du fait du désintéressement progressif du public et des médecins. Victor quitta alors l’Institut des sourds pour rejoindre une bâtisse près du val de grâce en compagnie de sa nourrice, madame Guérin. Il mourut là dans l’oubli le plus total vers l’âge de 40 ans.

Un film raconte les mésaventures de Victor, réalisé par François Truffaut en 1970. On peut également rapprocher ce récit et ce personnage d’un autre personnage, « John Merrick » dit « Elephant man » que David Lynch mettra lui aussi sur pellicule en 1980.

Extrait

Deux sites décrivant l’impact qu’a eu cette histoire sur la psychiatrie [article de la revue NERVURE journal de psychiatrie de janvier 2005] et sur les sciences sociales[bibliothèque numérique des sciences sociales UQAC]

Pour le travail demandé aux étudiants de niveau supérieur [type DELF B2 ou C1], le texte de référence et déclencheur de l’activité est composé de trois extraits des rapports du docteur Itard :

  1. 1800, arrivée à l’Institut. Description du comportement et l’établissement d’un diagnostic – convulsions et prostration ou indifférence.
  2. rapport de 1801. Description de l’allure et de l’amélioration du patient d’après ses fonctions vitales (nourriture, boisson, sommeil, digestion).
  3. rapport de 1806. Méthodologie vers la voie de la guérison. Apprentissage de l’écriture par la manipulation, le dessin puis la formation des mots.

La boulimie
[Piriya et Suda]

Mlle Agnès D. est venue me voir à cause d’une boulimie. Elle mangeait une très grande quantité de nourriture de manière incontrôlée et utilisait tous les moyens pour éliminer les excès : elle se faisait vomir à chaque fois qu’elle mangeait. Parfois, les vomissements étaient non provoqués. Ses vomissements avaient pour conséquence une perte de poids, la remontée dans l’œsophage et la cavité buccale des sucs gastriques ce qui occasionnait une inflammation, un gonflement et l’endommagement de l’émail des dents. Elle avait l’air inerte, stressée et l’idée fixe que son poids était excessif.

Après que j’ai établi un diagnostic, je lui ai conseillé de changer complètement ses habitudes. L’idée qui inspirait ses actes était d’être maigre pour être quelqu’un de valeur. Après m’avoir consultée, elle a commencé à arrêter de manger d’une façon excessive et d’éliminer les excès par les vomissements.

Le comportement alimentaire et les phobies d’apparence de la personne boulimique sont dûs à un manque de confiance en soi ; je l’ai aidée à la recherche de son moi et lui ai conseillée d’aller voir un nutritionniste. Au bout de trois mois, elle avait l’air moins stressée et est devenue plus en forme car elle avait changé ses habitudes alimentaires. Elle mangeait maintenant trois fois par jour. Elle se nourrissait correctement.

La dépression
[Thanyanuch et Chalisa]

À son arrivée chez le médecin, le patient semble très fatigué. Il dit au médecin qu’il a mal à tête, qu’il perd son appétit, qu’il dort mal depuis 2 semaines et qu’il devient de plus en plus distrait. Après avoir fait une prise du sang et pris son pouls, le médecin observe qu’il y a  peu d’oxygène dans le sang du patient et que ses battements de cœur sont irréguliers. Le patient raconte aussi qu’il est triste et stressé. Cela est dû à son chômage et à la séparation avec sa petite amie. Le médecin conclut que le patient souffre de dépression et lui prescrit 2 pilules de tranquillisant par jour en lui conseillant de boire beaucoup d’eau.

Une semaine passe, le patient revient chez le médecin. Il dit qu’il a mieux dormi et qu’il a plus mangé. Pourtant, sa petite amie lui manque. Cela le chagrine. L’analyse de son sang montre que la quantité d’oxygène augmente mais elle reste limitée à moins de la norme. Le médecin réduit le dosage à une pilule par jour et lui suggère de faire du sport aussi bien que d’avoir une vie sociale.

À la troisième visite, le patient a l’air plus heureux. Il est venu avec une jeune fille qu’il a rencontrée à la Croix-Rouge et dont il était tombé amoureux. Il dit que maintenant il dort bien toute la nuit et qu’il mange normalement. Sa tristesse a complètement disparu. Il a découvert que sa vie avait de la valeur grâce à sa dévotion pour les autres. Le médecin est certain que le patient est guéri alors il le laisse vivre sa nouvelle vie.

La rage
[Suwanna, Rampa et Nattika]

Chez le docteur, le premier  jour, un  malade est venu avec la morsure d’un animal à la jambe ; celle-ci enflait et était rouge. D’abord  on  l’a  nettoyée  avec de l’eau savonneuse et des solutions antiseptiques. Et puis, on a administré au patient un sérum antitétanique et des antibiotiques. De plus, on lui a  demandé de retrouver l’animal qui l’avait mordu car il devait être mis en observation pendant 15 jours.

Quelques jours plus tard, le même  patient est revenu. On a découvert qu’il avait une forte fièvre.
On a recherché des virus ou des antigènes viraux dans la salive, le liquide cérébrospinal. Puis, il nous a dit que le chien qui l’avait mordu s’était enfui et qu’il ne savait pas où il était. Il avait l’air soucieux. Alors, on lui a dit qu’il  fallait administrer une vaccination antirabique en 6 doses injectées sur une période de 3 mois. Il nous a répondu tout de suite qu’il était  d’accord.

Après 3 mois, il était bien mieux ; sa plaie aussi. Alors il  n’avait plus de sentiment d’angoisse, ni d’hydrophobie, ni fièvre,  ni tremblements. Finalement, il  nous a dit qu’il avait retrouvé tout à fait par hasard ce chien, toujours vivant, dans un  parc.

Le paludisme
[Sweeya, Tarnrin]
Notre patiente est une fille de 10 ans, d’un poids de 30 kgs. Il y avait 2 jours qu’elle avait une fièvre continue. Elle avait aussi des tremblements intermittents, des arthralgies, des nausées, des vomissements et de l’anémie. On a fait une prise  de sang pour établir le diagnostic, le TDR – tests de diagnostic rapide du paludisme, parce qu’on pensait que ses symptômes étaient ceux du paludisme. Le résultat de ce diagnostic était positif.

Comme médication, nous lui avons donné de la quinine (10 mg. X 30) en profusion glucosée rapide pendant 30 minutes toutes les 8 heures. Nous avons observé l’effet de ce médicament. Un jour plus tard, on a constaté qu’elle présentait une souche résistante à la quinine. Donc, on est passée de la quinine au Fansidir (400 mg. x 8 x 5 jours). Ce  médicament nous a donné des résultats satisfaisants.

La santé de notre patiente s’améliorait. Sa fièvre diminuait continuellement. Après 5 jours, elle était guérie et nous lui avons permis de rentrer chez elle. Elle a arrêté ses tremblements intermittents, n’avait plus des nausées et pouvait manger normalement. La pigmentation sur sa peau avait aussi disparu.

L’anorexie
[Supranee et Pamina]
Une jeune fille de 16 ans est venue à une consultation. A sa première visite, ses parents nous ont raconté qu’il y avait 3 mois qu’elle perdait du poids et son appétit d’avant. De plus, elle ne parlait à personne. On a fait une prise de sang pour analyser ses urines ; on a lui pris le pouls et fait une palpation. On a constaté qu’elle avait les symptômes de l’Anorexie.

La fois suivante, on lui a conseillé de prendre de la nourriture, de faire du sport et de sortir avec ses amis. En même temps, on a demandé à ses parents de passer du temps avec elle.

Un mois plus tard, elle nous est revenue pour un deuxième traitement. Elle était en meilleure santé mais elle ne communiquait toujours pas. Alors nous avons conseillé à ses parents de l’accompagner chez un psychologue pour une psychothérapie et un nutritionniste pour qu’elle réapprenne à s’alimenter et ainsi éviter une rechute. Les progrès sont lents mais satisfaisants.

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