CinemaTICE

Blogue notes : image filmique, technologie de l’information, français langue étrangère

Archive de la catégorie «Productions de classe»

Entretien d’embauche

Posté par ajarnbruno le 10 novembre 2009

Vidéo de référence : extrait de l’entretien du film « Une époque formidable » réalisé par G. Jugnot en 1991

ÉTAPE 1 : productions de questions niveau B2 [Expression écrite]

  • Que pensez-vous de nous ? Que connaissez-vous de nous ?
  • Connaissez-vous notre positionnement ? notre chiffre d’affaires ?
  • Comment (par qui) nous connaissez-vous ?
  • Que voulez-vous faire chez nous ?
  • Que pouvez-vous nous apporter ?
  • En quoi pensez-vous nous être utile ?
  • Pourquoi voulez-vous travailler chez nous ?
  • Pourquoi avoir postulé chez nous ?
  • Quels sont vos projets ? A court terme, à moyen terme ?
  • Quel salaire désirez-vous ?
  • Combien de temps voulez-vous rester chez nous ?
  • Quelles sont vos qualités ? vos défauts ?
  • Qu’est-ce que vous êtes capable de faire pour vous corriger ?
  • Etes-vous habituellement à l’heure ?
  • Est-ce que vous fumez ?
  • Etes-vous sujet au stress ?
  • Avez-vous des compétences particulières ?
  • De quelle manière utilisez-vous l’informatique ?
  • Quelles langues parlez-vous ? De quelle manière ?
  • Qu’est-ce qui, selon vous, nous ferait vous choisir vous, plutôt qu’un autre ?
  • Etes-vous capable de faire ce métier ?
  • Etes-vous fait pour ce métier ?
  • Qu’aimez-vous faire ?
  • Etes- vous capable de travailler tard le soir ?
  • Avez-vous déjà eu des responsabilités ?
  • Quel est votre objectif de carrière ? Qu’avez-vous réalisé ?
  • Pourquoi avez-vous quitté votre ancien travail ?
  • Etes-vous digne de confiance? Donnez-nous un exemple qui prouve qu’on peut vous faire confiance.
  • Que pensent de vous vos employeurs ?
  • Qu’est-ce que vous pensez de vos employeurs ?
  • Faites-vous partie d’un club ?
  • Quels sont vos loisirs ?
  • Avez-vous beaucoup d’amis ?
  • Lorsque vous êtes avec des amis, est-ce vous qui décidez de l’endroit où vous passerez la soirée ?
  • Etes-vous meneur de jeu ?
  • Que pensent vos amis de vous ?
  • Décrivez-nous en quelques mots votre style de vie.
  • Décrivez-nous une de vos réalisations dont vous êtes le plus fier.
  • Que pensez-vous de nous ? Que pensez-vous de cet entretien ?

ÉTAPE 2 : production et interaction orale à 3 personnes selon le schéma de la vidéo

Publié dans Productions de classe | Laisser un commentaire »

Entretien : historique du cinéma thaïlandais

Posté par ajarnbruno le 6 octobre 2009

Exercice de rédaction textuelle à partir d’un document-source audiovisuel dans la langue maternelle de l’apprenant et sous-titré en français.

Document-source

reportage, entretien de durée maximale 10 mn avec sous-titrage en français

Documents ressources complémentaires

article, bibliographie, guide etc. permettant de compléter le document audiovisuel et d’ajouter des éléments textuels

Public

apprenants de niveau avancé

Document attendu

un texte de référence en français articulé et organisé pouvant accompagner le document audiovisuel

Objectifs :

  • Culturel ; présenter et expliquer un événement, un lieu, un personnage à un public francophone
  • Vers la traductologie ; compléter des sous-titres incomplets ou inexacts par la retranscription du discours présent dans le document audiovisuel
  • Compréhension écrite ; sous-titrage ajouté aux documents textuels des documents ressources
  • Expression écrite ; passage de l’oral à l’écrit
  • Interaction écrite ; développement collaboratif d’un texte à partir de documents de nature différente

EXEMPLE

Document-source :

PRODUCTION

Les Archives Nationales du cinéma thaï ont été fondées le 27 septembre 1984 à Thevet, à côté du fleuve Chao Praya. L’organisation sauvegarde des documents filmiques thaïlandais tel que le premier film « Miss Suwana of Siam » ou « Kingdom of heaven » ou encore « The Gold of Siam »  qui a été tourné en Thaïlande en 1923, par une équipe américano-thaïlandaise.

Le premier film complètement thaïlandais « Chok Song Chun » ou « Double Luck » a été créé en 1927 par les frères Wasuwat, les fondateurs du studio Sri Krung. La même année, ils ont fabriqué leur propre matériel sonore pour le film « Long Thang » ou « Going Astray ». Grâce à Sri Krung, les premières stars thaïlandaises, Jamrad Suwakon et Manee Somonnus, sont nées.

Le roi Rama VII était un passionné de cinéma. Il utilisait la caméra pour témoigner de son époque. Il a ainsi créé un cercle cinématographique en 1930. 20 à 30 œuvres de ses films sont conservées aux Archives Nationales du cinéma thaï mais 90 % sont perdues.

La première salle de cinéma commercial fut créée par les Japonais puis grâce à son succès, des Thaïlandais ont ouvert leurs propres salles.

Les films sont un moyen de communication universelle c’est-à-dire que les films de chaque pays présentent leur culture, leurs pensées, leurs croyances et leurs traditions. Par exemple, les films américains après la Seconde Guerre mondiale ont influencé les gens à porter des jeans.

Cependant, les spectateurs restent les plus importants : le cinéma change en fonction de l’époque et des spectateurs comme le théâtre populaire a aussi influencé les films de cette époque. On faisait répéter les acteurs avant la scène alors qu’aujourd’hui ils mémorisent les répliques.

Les films thaïlandais sont un mélange de genres : sentiment, romance, comédie, action, drame. Les Thaïlandais adorent s’amuser et les films d’horreur ont toujours provoqué le rire. C’est une particularité des films thaïlandais.

Aujourd’hui, les jeunes cinéastes ont des idées nouvelles et un courage dans la créativité malgré la censure, mais ils ont oublié l’intérêt des spectateurs. Les spectateurs sont les vrais juges de la popularité des films et le producteur doit être conscient des risques.

L’éducation à l’image est importante ; elle guide les spectateurs. Si les spectateurs ne comprennent pas le film, celui-ci risque l’échec. De même, le classement des films permet aussi aux cinéastes de savoir que les films peuvent être censurés.

Source vidéo : http://www.nat.go.th/history.html

Publié dans Productions de classe | Taggé: | Laisser un commentaire »

Le conte philosophique

Posté par ajarnbruno le 13 août 2009

EXERCICE à partir du conte philosophique

Texte de départ : extrait d’une rencontre de Candide et Pangloss, Voltaire.candide

Remédiation possible (livre audio) : Memnon ou la sagesse humaine

Une morale à définir (proposée ou non par le professeur/tuteur)

Cadre du récit :

  • Une époque lointaine ou indéfinissable
  • Une région du monde disparue ou différente du cadre actuel (besoin de distanciation)
  • Un maître et une(e) disciple
  • Une épreuve initiatique (= situation d’apprentissage) permettant l’identification de l’apprenant et à laquelle est confrontée le disciple.

Groupe 1 : L’argent ne fait pas le bonheur

Rampha, Suwanna et Thamrin

À Dehli, il y avait un jeune homme qui s’appelait Rahula, qui était très riche mais qui était malheureux. Il pensait tout le temps qu’il n’avait pas assez d’argent alors il travaillait beaucoup, jusqu’à tomber malade un jour. Il resta désormais dans son lit. Son ami lui fit une visite et lui demanda pourquoi il était alité. « J’ai travaillé très dur pour gagner plus d’argent » lui répondit le jeune homme « Je crois que l’argent m’apportera le bonheur ». Son ami n’était pas d’accord avec lui « L’argent ne peut pas acheter le bonheur. » et quand Rahula dit qu’il ne comprenait pas, son ami le consola « Après ta guérison, va habiter avec des gens pauvres et tu vas comprendre ce que je t’explique. » Alors, Rahula sortit. Il voyagea jusqu’à une ville appelée Vârânasî. Le jeune homme alla à une petite plantation de thé et demanda au propriétaire s’il pouvait louer une chambre. Mais le propriétaire lui dit qu’il échangerait le logement contre du travail. Rahula était d’accord.

Un jour, Rahula avait très faim. Il marcha jusqu’ à ce qu’il rencontrât un homme qui était en train de griller des poissons. Il voulut lui en acheter. Mais, cet homme refusa « Si vous voulez manger un poisson, il faut que vous fassiez une canne à pêche pour pêcher par vous-même. »
Rahula avait encore de l’argent mais pas de couteau et il n’y avait personne pour lui en vendre. Alors, il vit un vieux Brahmane, qui était très malade : il y avait un couteau à côté de son corps. Rahula lui demanda d’acheter son couteau mais ce Brahmane le lui donna :
« Je vais bientôt mourir. En fait, rien n’est important pour moi. Je souhaite mourir près du fleuve Gange parce que je voudrais voir le dieu. Je vais être très content si vous m’emmenez là-bas. » Rahula était d’accord et alla chercher un radeau. Mais personne ne voulait lui en vendre. Aussi, il coupa des bambous pour faire un radeau lui-même. Ensuite, ils voguèrent sur le fleuve Gange jusqu’à ce qu’ils arrivassent au lieu sacré. Ils le firent en 7 jours.
Rahula dû incinérer le Brahmane et jeta ses os dans le fleuve de Gange ; il était satisfait, ravi et très réjoui d’accomplir ce fait alors qu’il n’avait jamis rien ressenti auparavant. De surcroît, il vit des cadavres partout, des pauvres, des riches, des mendiants, des milliardaires etc.
Finalement, Rahula comprit que l’argent ne faisait pas le bonheur ; il admit que l’argent ne pouvait pas tout acheter, ni surtout la mort.

Groupe 2 : L’important est ce que l’on est et ce que l’on a.

Chalisa, Piryia, Nattika

Ram, le maître, et son disciple, Khrisna avaient entendu dire que le Bouddha donnait un sermon à Gaya. Ils voulaient donc y aller pour le rencontrer et apprendre ce que disait le Bouddha une fois dans leur vie.

Arrivés à Varanasri, Ram dit à son disciple qu’il allait vers la gauche et que lui, prenait le chemin de droite, plus court. Khrisna s’inquiéta un peu mais il avait une une grosse somme d’agent sur lui et cela lui fit oublier sa solitude.

Peu temps après, il était déjà épuisé. Il commença à chercher un véhicule. Il vit une vache manger de l’herbe dans le champ et un fermier déjeuner sous un grand arbre. Il se dirigea vers cet homme pour acheter la vache et la nourriture.

Il dormit quelques heures et se réveilla quand le soleil se coucha. Il monta sur la vache et continua vers la forêt, froide et sombre. Il avait très peur du noir. La vache était fatiguée et avait faim mais Khrisna ne lui permit pas d’arrêter. Finalement, la vache ralentit et tomba. Fâché, Khrisna la gronda et la blâma. Il la laissa.

Il dut marcher ; en colère, fatigué et désespéré, il blâma son maître pour l’avoir abandonner. Alors, il rencontra une femme âgée qui plantait de la moutarde dans la terre. Il lui demanda de la nourriture mais elle lui donna des graines de moutarde.

Il ne comprit pas, mais il les garda quand même dans son sac.

Plus tard, il trouva une hutte où il y avait une famille pauvre avec 3 enfants. Le père de ces 3 enfants lui offrit de l’eau sans demander d’argent. Il s’étonnait beaucoup

parce que cette famille n’avait plus d’eau à boire et plus de nourriture à manger. Mais Khrisna partit peu de temps après sans exprimer sa gratitude.

Trois jours encore de marche, sur le chemim de sa destination, il trouva la guerre : beaucoup de gens étaient blessés et morts. Khrisna, lui aussi, avait été fait blessé mais personne ne l’aida alors même qu’il leur offit de l’argent ou bien de l’or. Il pense qu’il dut s’aider soi-même.

Dans ce cas, l’argent ne pouvait rien. Alors, il continua en pleurant  jusqu’à ce qu’il vît son maître.

Le maître : « Que vois-tu sur le chemin ? »

Khrisna : « Beaucoup de choses et beaucoup de monde ; cela me fait penser que l’argent n’est égal à rien. Des gens partagent leurs possessions bien qu’ils n’aient pas beaucoup. Chaque chose est utile pour celui ou celle qui en voit la valeur. Le plus important est ce que l’on a et ce que l’on est ».

Aide cognitive : le passé simple

Le passé simple

Formation :

Les terminaisons des verbes en -er sont : ai, as, a, âmes, âtes, èrent.

je
tu
il
nous
vous
ils
travaillai
travaillas
travailla
travaillâmes
travaillâtes
travaillèrent

Verbes irréguliers

Il / elle Ils / elles
Etre fut furent
Avoir eut eurent
Prendre prit prirent
Les terminaisons des verbes en -ir sont : is, is, it, îmes, îtes, irent Mettre mit mirent
Faire fit firent
je
tu
il
nous
vous
ils
découvris
découvris
découvrit
découvrîmes
découvrîtes
découvrirent
Voir vit virent
Savoir sut surent
Pouvoir put purent
Venir vint vinrent
Emploi :

Le passé simple est un temps  utilisé surtout à l’écrit. Il est assez fréquent dans les récits, notamment dans les rapports d’événements historiques ou les contes comme c’est le cas dans le texte ci-dessus. On le rencontre surtout à la 3ème personne du singulier et du pluriel. Les emplois aux autres personnes sont rares.

Publié dans Productions de classe | Laisser un commentaire »

Paris au XXe siècle

Posté par ajarnbruno le 28 juillet 2009

Il peut être très intéressant de conceptualiser un texte, spécialement lorsqu’il s’agit d’un texte descriptif ou narratif particulièrement difficile, soit sous la forme d’un dessin ou sous la forme d’un schéma reprenant les connecteurs chronologiques ou logiques.

Dans le cas du texte suivant, les apprenants cherchent à dessiner le Paris qu’avait imaginé J. Verne sous la forme d’un plan. On peut facilement faire également un rapprochement avec certaines villes d’aujourd’hui.

Texte :

Quatre cercles concentriques de voies ferrées formaient donc le réseau métropolitain… On pouvait circuler d’une extrémité de Paris à l’autre avec la plus grande rapidité. Ces railways existaient depuis 1913… Ce système consistait en deux voies séparées, l’une d’aller, l’autre de retour ; de là, jamais de rencontre possible en sens inverse. Chacune de ces voies était établie suivant l’axe des boulevards, à cinq mètres des maisons, au-dessus de la bordure extérieure des trottoirs ; d’élégantes colonnes de bronze galvanisé les supportaient et se rattachaient entre elles ; ces colonnes prenaient de distance en distance un point d’appui sur les maisons riveraines, au moyen d’arcades transversales. Ainsi, ce long viaduc, supportant la voie ferrée, formait une galerie couverte, sous laquelle les promeneurs trouvaient un abri contre la pluie ou le soleil ; la chaussée bitumée était réservée aux voitures…

Les maisons riveraines ne souffraient ni de la vapeur ni de la fumée, par cette raison bien simple qu’il n’y avait pas de locomotive. Les trains marchaient à l’aide de l’air comprimé…

La foule encombrait les rues ; la nuit commencait a venir, les magasins somptueux projetaient au loin des éclats de lumière electrique qui rayonnaient avec une incomparable clarté, et au même moment les cent mille lanternes de Paris s’allumaient d’un seul coup.

Des innombrables voitures qui sillonnaient la chaussée des boulevards, le plus grand nombre marchait sans chevaux ; elles se mouvaient par une force invisible au moyen d’un moteur à air dilaté par la combustion du gaz…

Les moyens de transport étaient donc rapides dans les rues moins encombrées qu’autrefois, car une ordonnance du ministère de la Police interdisait à toute charrette ou camion de circuler après dix heures du matin.

Ces diverses améliorations convenaient bien à ce siècle fiévreux où la multiplicité des affaires ne laissait aucun repos et ne permettait aucun retard.

Qu’eût dit un de nos ancêtres à voir ces boulevards illuminés avec un éclat comparable à celui du soleil, ces mille voitures circulant sans bruit sur le sourd bitume des rues, ces magasins riches comme des palais d’où la lumière se répandait en blanches irradiations, ces voies de communication larges comme des places, ces places vastes comme des plaines, ces hôtels immenses dans lesquels se logeaient somptueusement vingt mille voyageurs… et enfin ces trains éclatants qui semblaient sillonner les airs avec une fantastique rapidité.

Il eût été fort surpris sans doute ; mais les hommes de 1960 n’en étaient plus à l’admiration de ces merveilles ; ils en profitaient tranquillement sans être plus heureux, car, à leur allure pressée, on sentait que le démon de la fortune les poussait en avant sans relâche ni merci.

Extraits de Jules Verne. Paris au XXe siècle (projet de roman de 1863), chap. II, « Aperçu général des rues de Paris ». Hachette, 1994.

Lexique

  • Concentriques (adj.) : se dit de cercles qui ont le même centre.
  • Galvanisé (adj.) : recouvert d’un métal.
  • Arcades transversales : ensemble formé de plusieurs arcs reliant let maisons entre elles.
  • Viaduc (n. m.) pont élevé ou long qui permet de franchir une vallée.
  • Bitumé (adj.) : recouvert de goudron.
  • Dilaté (adj.) : qui a augmenté de volume.
  • Charrette (n. f.) : voiture à deux roues.
  • Fiévreux (adj.) : dans l’agitation.
  • Qu’eût dit …: qu’aurait dit…
  • Irradiation (n. f.) effet rayonnant.
  • Sans relâche ni merci : sans interruption.

Publié dans Productions de classe | Laisser un commentaire »